Il y avait beaucoup plus de monde qu’à l’habitude pour ce Copil que le Préfet de Région Jacques Gérault a qualifié d’important. Pas décisif, mais important parce qu’à partir de là les études et réflexions se feront plus précises.
Monsieur le Préfet avait invité tous les représentants des collectivités et du secteur associatif des territoires concernés par l’ensemble du tracé, plus des représentants d’associations « généralistes » comme la FNAUT et la CEDRUL représentées par Gabriel Exbrayat pour la FNAUT Rhône-Alpes et Joël Dubos pour la CEDRUL.
A noter 3 grands absents à ce
Copil : Jean-Jacques Queyranne Président de la Région
Rhône-Alpes, Gérard Collomb Président du Grand-Lyon et Michel
Mercier Président du Conseil Général du Rhône qui étaient
néanmoins représentés.
En introduisant le déroulement de
cette réunion Jacques Gérault Préfet de Région a tenu à préciser
qu'il s'agissait d'une réunion d'information et
d'échange qui devrait permettre d'engager un processus de
décision.
Tronçon Nord
-
Philippe Demester, Directeur RFF
présente l'état d'avancement des études sur le fuseau Nord
et fait état, suite à la réunion de Villieu-Noyes-Mollon en mai
d'une étude spécifique sur le raccordement du tronçon Sud de
La LGV Rhin-Rhône avec le CFAL : on s'oriente vers un début
du CFAL reporté vers Leyment ( -12 km). Le CFAL est une
infrastructure mixte permettant la vitesse de 220 kms/h pour les
circulations voyageurs.
-
J. Gérault précise que le
fuseau A, dans son entier avec le passage à l'Est de
Saint-Exupéry a été acté et confirmé par le Ministre des
Transports. Toutefois, il signale qu'il portera une attention
toute particulière au traitement des protections des populations
riveraines. Cette ligne sera mixte (voyageurs à 220 km/h et fret)
et assurera la liaison (au Nord) avec la LGV Rhin-Rhône.
-
Il y a eu ouverture d'un
dialogue avec les communes concernées, en vue de l'enquête
publique, pour apporter toutes les précisions, voire des
compléments d'études sur les protections nécessaires et la
préservation des ressources naturelles (ex : aménagements au
niveau de Montluel, de Grenay, ou encore les interactions avec
l'A42 et l'A432).
-
L'accessibilité direct à la
gare de Saint-Exupéry par le Sud (que la CEDRUL a demandé dans
son avis) va être étudiée par RFF.
-
Pour ce qui concerne la liaison
avec la branche Sud de la LGV Rhin-Rhône, les 2 hypothèses
envisagées se sont avérées impossibles, la jonction se fera au
Nord de la ville de Leyment ce qui entraîne une réduction de 12
km du CFAL.
-
Calendrier : mise en enquête
publique sous 1 an. En attendant les études d'impact se
poursuivent. Après l'enquête publique, on passera au stade de
l'avant projet définitif
Tronçon Sud
-
Philippe Demester, présente les
7 hypothèses du fuseau Sud avec leurs avantages et inconvénients
en citant les pour et les contre.
-
Ensuite, Vincent Amiot Directeur
de la DRE a rappelé la démarche de consultation :11 réunions
publiques ont réuni 3500 personnes, 960 dossiers de consultation
ont été expédiés, le dossier de consultation mis en ligne a eu
la visite de 4100 internautes, 500 entités (collectivités,
acteurs économiques, associations...) ont été consultées,280
avis reçus sous forme de pétitions et observations du public.
Parmi les avis
reçus, 65% provenaient des collectivités, 18% des associations, 8%
de parlementaires...41% provenaient de l'Isère, 24% du Rhône, 10%
de la Loire, 9% de la Drôme...
Le Débat -
Ouverture à la discussion en donnant
la parole aux participants, pour s'exprimer et préciser leur
position (sans revenir sur les avis formulés). Les premiers
intervenants sont les parlementaires et représentants des
collectivités. Tous reconnaissent la nécessité du report modal, du
désengorgement du nœud lyonnais et souhaitent une accélération du
calendrier du fuseau Sud pour limiter la rupture entre les
réalisations des fuseaux Nord et Sud.
Tous souhaitent un traitement
exemplaire de l'infrastructure contre les nuisances, tant pour les
voies nouvelles que pour les voies existantes.
Tous les territoires sont défavorables
aux fuseaux qui les traversent.
Les 7 hypothèses de tracés
rencontrent une forte opposition, 3 ne recueillent aucun soutien (LGV
- l'Amballan, Véga-Sud Viennois, et Sévenne), les 4 autres ont
des supporters.
Pour : CG69,
Grand-Lyon, Parfer, SCOT des Rives du Rhône,
Contre :
Collectivités 42, ALTFER, CESR, DIREN, APPNV, CEDRUL, les CCI et les
4 CLD (Conseils du Développement).
Pour : DIREN,
DRAAF, Collectivités 42, ALTFER, CESR, APPNV, CEDRUL, les CCI et les
4 CLD (Conseils du Développement).
Contre :
CG69, Grand-Lyon, Parfer, Fracture, SCOT des Rives du Rhône,
Pour : DIREN,
DRAAF, Collectivités 42, ALTFER, CESR, APPNV, CEDRUL, les CCI et les
4 CLD (Conseils du Développement), Frapna, Chambre d'Agriculture
Nord-Isère.
Contre :
CG69, Grand-Lyon, Parfer, Fracture, SCOT des Rives du Rhône,
Pour : DRAAF,
Collectivités 42, ALTFER, CESR, APPNV, CEDRUL, les CCI et les 4 CLD
(Conseils du Développement).
Contre :
Frapna, CG69, Grand-Lyon, Parfer, Fracture, SCOT des Rives du Rhône,
De cette analyse il ressort que 2
conceptions de ce projet s'affrontent :
-
une vision long terme, voire très
long terme qui veut envoyer le CFAL plus loin de l'agglomération
et déplacer les plates-formes de triage,
-
une vision plus réaliste et
rapprochée dans une logique d'aménagement du territoire, en
considérant le CFAL comme une infrastructure intégrante et
structurante de la métropole lyonnaise.
Des interventions il ressort :
La chambre d'agriculture régionale
souhaite un tracé qui impact le moins les terres agricoles.
Que la Région ne s'est pas prononcée
en 2009, mais contentée de rappeler sa délibération de 2005,
Qu'il faut prendre position
rapidement, et que les études doivent se poursuivre dans la
transparence,
Qu'il faut prendre en considération
la saturation de la ligne Saint-Fons - Grenay, et étudier son
aménagement sans que cela puisse créer une alternative provisoire à
la réalisation du fuseau Sud qui risquerait d'être reporté à la
Saint « glinglin ».
Une évolution dans l'approche de la
réalisation puisque RFF considère que le tronçon Sud présente la
même urgence que celui du Nord.
Notre
intervention assurée par Joël a permis de préciser :
Que la CEDRUL se positionnait dans une
approche aménagement du territoire, et qu'il fallait se saisir de
cette opportunité pour structurer ce territoire et développer de
nouveaux services ferroviaires, notamment voyageurs, des territoires
de la région Rhône-Alpes vers Saint-Exupéry et au-delà, pour
utiliser et rentabiliser cette gare de Saint-Exupéry qui nous a
coûté fort chère, plutôt que d'envisager une gare souterraine à
la Part-Dieu.
Que nous avons fait une analyse
comparative multicritères pour comparer les 7 fuseaux et dégager un
avis objectif en regard des attendus du cahier des charges.
Que nos simulations quels que soient
les coefficients de pondération appliqués pour privilégier la
protection de l'environnement, la protection des populations ou un
équilibre économique, ont dans tous les cas montré que les 3
fuseaux les plus au Nord étaient les plus favorables et répondaient
le mieux aux conditions du cahier des charges.
Nous avons rappelé que la magistrale
éco-fret n'a jamais été une voie dédiée fret, mais une voie à
priorité fret, et que nous ne comprenions pas pourquoi il faudrait
créer un « gros tuyaux » sur 100/120km (tracés Nord
plus Sud) pour faire transiter des marchandises vers des
plates-formes qui seraient plus éloignées de l'agglomération.
Que dans ce cas il faudrait considérer
tous les coûts (directs liés à l'infrastructure elle-même, les
coûts de déménagement des plates-formes (Sibelin, Vénissieux)
plus les coûts indirects, sur l'environnement (comment fera-t-on
pour ramener les marchandises sur l'agglomération lyonnaise, par
camion ?) et les coûts sociaux, impacts sur les emplois que
l'on déplacera...
Jacques Gérault a conclu la réunion
en rappelant que les 3 tracés intermédiaires qui ne reçoivent
aucun soutien seront abandonnés.
Que parmi les 3 tracés Nord celui de
A46-Sibelin Sud présente un impact non négligeable sur le milieu
naturel dont on doit tenir compte (pour abandonner ce projet),
Que les deux autres tracés au Nord
(Plaine d'Heyrieux - Sibelin Nord, A46 - Sibelin Nord) et celui
de la LGV - Valloire reçoivent plus d'avis favorables et
méritent d'être approfondis.
Qu'il faudra tenir compte dans les
études des entreprises impactées,
Qu'il faudra prendre en compte dans
les évaluations des protections sur les lignes existantes, pour
parvenir à une proposition de fuseau avant la fin de l'année
2009.
Pour Jacques Gérault, l'heure de
vérité est en 2009, il nous faut saisir la chance de proposer un
projet réalisable et finançable.
Joël DUBOS Coordinateur CEDRUL
Gabriel
EXBRAYAT Président FNAUT R-A
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