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LEA: réponse de DARLY à l’enquête publique |
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(26 janvier 2004)
Depuis des années les associations concernées de la coordination DARLY
se sont battues pour la réutilisation de la ligne du CFEL pour du
transport collectif. Des représentants de DARLY ont été présents à
toutes les réunions dites "de concertation", qui étaient plutôt des
réunions d'information et de consultation, car plus de la moitié de la
durée des réunions était consacrée à l'exposé du projet et le reste à
une réponse aux questions et inquiétudes diverses : bruit, piste
cyclable conjointe, traversées de route, emplacement des arrêts,
liaison avec la ligne A du métro, parcs relais, compatibilité avec
Leslys, etc.
Les échanges ont été longs sur ces questions (volontairement ?),
ne laissant que peu de place aux questions pourtant essentielles
concernant d'une part l'arrivée à l'ouest de la gare de la Part-Dieu,
et d'autre part la liaison transversale ultérieure Est-Ouest avec le
réseau SNCF ouest lyonnais qui arrive en gare St-Paul.
Les réponses à ces questions ont même parfois frisé la fin de non
recevoir en limitant le débat au territoire de la commune sur laquelle
se déroulait la concertation ce jour là.
Concernant l'arrivée à l'ouest de la gare, les réponses ont évoqué le
coût, l'impossibilité matérielle, l'encombrement coté ouest au
détriment de la circulation automobile, etc.
Invoquer le coût de l'arrivée coté ouest alors que l'on sait d'une
part, qu'un tunnel piétonnier muni d'un tapis roulant coûterait
beaucoup plus cher que cette prolongation d'une voie en surface, (la
seconde voie étant déjà prévue pour des raisons techniques de liaison
avec le dépôt), et d'autre part, qu'une traversée piétonnière de la
gare ne peut être qu'une solution provisoire inadmissible, c'est
"botter en touche", en reportant le problème sur la prochaine mandature.
A été évoqué aussi l'impossibilité d'avoir ce terminus à l'ouest, la
place manquant pour le stockage des rames. Nos associations ont bien
insisté, disant que le terminus n'était pas obligatoire à Vivier-Merle
et que l'on pouvait le faire un ou deux arrêts plus loin, mais la
réponse donnée avec des signes d'agacement fut du genre « les
techniciens qui étudient ce projet en savent plus que vous sur le
sujet ». Cela frisait le « de quoi je me mêle » ou le
« cause toujours » !
Quant à la définition des infrastructures pour avoir une compatibilité
avec le réseau SNCF ouest lyonnais, le SYTRAL a invoqué la non
définition par la Région et la SNCF du choix pour l'ouest lyonnais,
alors que la Région nous dit attendre la réponse du SYTRAL pour un
accord sur ce choix.
Il eut d'ailleurs été intéressant que des représentants de la Région et
de la SNCF aient été présents aux réunions de concertation.
Le projet LEA doit être considéré comme la réalisation partielle d'un
projet plus long terme de liaison Est-Ouest et doit être étudié en
conséquence afin de faciliter les réalisations ultérieures.
Une étude de la SEMALY, datant de novembre 1995, dont la note de
synthèse signée par Hervé Chaine, Président Directeur Général est
jointe en annexe, jugeait déjà nécessaire ce Métro Régional de surface.
Les consignes ont-elles été données dans ce sens à l'organisme chargé des études ?
Compte-tenu de l'atmosphère des réunions "de concertation",
DARLY préfère poser directement cette question à la commission
d'enquête.
Des raisons nouvelles rendent ce projet d'autant plus
indispensable : augmentation de la mobilité, développement
durable, pollution urbaine, changements climatiques, ozone
troposphérique, raréfaction prévisible des ressources pétrolières.
DARLY laisse ses associations et ses membres adhérents traiter
des problèmes locaux spécifiques et souscrit totalement à leurs
demandes dont elle a entière connaissance.
DARLY vous joint aussi sa lettre du 16 novembre 2002, adressée aux élus
concernés et insistant dès cette date sur les points qu'elle juge
primordiaux.
Ci-joint enfin, pour information, une page "Présentation de DARLY" et 2
pages vous donnant la "Liste des associations de DARLY".
Bernard THIERRY, président
de DARLY.
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