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Élaboration du SCOT de l'agglomération lyonnaise
Vers quels lendemains allons-nous ? Éléments de prospective
SCOT = Schéma de Cohérence Territoriale
Ce document préparatoire au SCOT ( qui va remplacer le SDAU ) se veut un outil pédagogique, élaboré par l'Agence d'Urbanisme et des services du Grand Lyon , avec l'appui d'experts et la compilation de la littérature. Le document complet fait 145 pages, en 7 chapitres :
- Démographie,
- Environnement,
- Individu et groupe,
- Sens et croyance,
- Démocratie,
- Economie,
- Sciences et techniques
Seul le chapitre «Environnement » est résumé ci-dessous.
1-Les conditions de la vie sur Terre sont profondément remises en cause.
-Le climat est modifié.
Au 20 ° siècle, la température mondiale a augmenté de + 0,6 °, concentré sur les 3 dernières décennies. Les changements d'ères glacières se faisaient au rythme de 1 ° tous les 1000 ans.
Pour la fin du 21° siècle, les projections vont de :
- + 1,4 ° avec les consommations énergétiques les plus basses et les modèles les plus favorables à
- + 5,8 °, ce qui est apocalyptique.
- Les pluies seront modifiées. Tension sur l'eau douce disponible.
- L'élévation du niveau de la mer va de + 0,15 à 1m (et 6m en cas de fonte des glaciers du Groenland)
La dégradation de la biodiversité est 1000 à 10000 fois plus rapide, avec une extinction des espèces sur terre et en mer. Les forêts reculent de 2,4 % par an.
La croissance de la population est exponentielle, pour atteindre 8 à 10 Mds au 21 ° siècle.
La révolution industrielle s'est traduite par un " mal-développement " :
- épuisement des énergies fossiles, épuisement des matières premières, productions de déchets, pollutions.
Au total, l'empreinte écologique des activités humaines a dépassé la biocapacité de la terre. Les pays riches sont évidemment les principaux contributeurs de cette situation. Le développement des pays du sud selon le même schéma accentue le phénomène.
2-Un nouveau cadre de développement : " le développement humain ".
Il faudrait quitter des indicateurs purement matériels et économiques ( PIB...) pour s'orienter vers l'IDH, Indice de développement Humain, élaboré par le PNUD ( 1990 ). Il intègre :
- la possibilité de vivre longtemps et en bonne santé.
- la possibilité d'acquérir le savoir.
- l'accès à un niveau de ressources nécessaire à un niveau de vie décent.
Bien sûr, le concept de " développement durable " est apparu. Consensuel sur le plan philosophique, il n'a cependant pas encore permis de trancher quelle devait être la place de l'environnement dans l'activité humaine.... Un facteur parmi d'autres, ou le cadre limitatif incontournable ? Ce débat est non résolu.
Mais l'empreinte écologique apparaît de plus en plus comme la base de tout, avec une double solidarité : envers les générations futures, et envers les autres peuples. ( triple solidarité pour certains , en ajoutant celle avec les autres espèces ).
3-Les principales voies d'application à l'échelle locale.
Elles passent par la mesure de l'empreinte écologique locale, en se référant à des configurations territoriales plus écologiques que d'autres. Si le modèle de la ville dense apparaît comme le plus favorable, l'aspiration de 80 % de la population est de vivre " en ville à la campagne ".
Ceci conduit à mieux prendre en compte un équilibre urbain attractif :
patrimoine culturel, espaces publics ( ville pédestre ), nature urbaine, mixités.
4-Urbanisme.
4 grands principes sont considérés comme répondant à cet enjeu :
4.1-La densité urbaine.
Elle est maintenant considérée comme une valeur écologique fondamentale, permettant des diversités économiques, sociales et culturelles dans un espace restreint. On recherche une mixité des fonctions : habitat, emplois, commerces, services...On s'appuie en particulier sur la mutation des tissus existants, le re-maillage, la réhabilitation de la rue pédestre.
4.2-Les transports collectifs et les modes doux.
La ville dense permet par la proximité la réduction des déplacements, en favorisant les modes doux en local.
Les densifications seront accentuées le long d'axes de transports publics, notamment aux points de desserte.
Les extensions urbaines seront accompagnées d'une desserte systématique en transports publics.
4.3-La nature fait partie de la ville.
Actuellement, la campagne est mitée par l'habitat dispersé, et la ville envahie par l'automobile. Il faut « renaturer » la ville ...rues, places, squares...en proximité, en réduisant la place de la voiture. Et aussi en espaces de nature sauvage, si possible reliés entre eux en corridors naturels .
4.4-Des bâtiments HQE.
Avec un très gros effort de réhabilitation et isolation.
5-Références.
Emelianioff C. : Scénarios alternatifs pour des villes durables dans " Villes du 21 ° siècle. CERTU 2001
Godard O. : Le développement durable et le devenir des villes. Futuribles mai 1996 n°209.
Mangin D. : La densification est plus importante que la densité. Urbanisme mars-avril 2005 hors-série n°24.
Notes de lecture. P.Grosjean
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